La prévoyance professionnelle suisse (LPP, 2ème pilier) repose sur la notion essentielle de montant de coordination. Ce montant, ajusté périodiquement, détermine la part de votre salaire effectivement assurée dans le 2ème pilier. En 2025, les seuils LPP évoluent (déduction de coordination, salaire minimum LPP, salaire coordonné maximal, etc.), impactant directement les cotisations et prestations de retraite.
Dans cet article expert au ton pédagogique, nous expliquons clairement ce qu’est le montant de coordination LPP, comment il est calculé, quelles conséquences concrètes il entraîne (notamment pour les salariés à temps partiel ou ayant plusieurs employeurs), et comment optimiser votre salaire coordonné pour améliorer votre prévoyance professionnelle.
Résumé de l’article :
Montant de coordination LPP, définition et valeur 2025 : En LPP, le montant de coordination est un montant fixe soustrait du salaire annuel AVS de chaque employé pour déterminer la part du salaire assurée dans la caisse de pension (salaire coordonné). Il vise à éviter de doubler les prestations déjà couvertes par le 1er pilier (AVS). Ce montant correspond à 7/8 de la rente AVS maximale et s’élève à 26’460 CHF en 2025. Par exemple, pour un salaire annuel de 70’000 CHF, seuls 43’540 CHF seront assurés dans le 2ème pilier après déduction de coordination.
Seuils LPP en 2025, chiffres clés : Pour être obligatoirement affilié à une caisse de pension, il faut percevoir un revenu annuel d’au moins 22’680 CHF chez un même employeur (salaire minimum LPP). La déduction de coordination applicable en 2025 est de 26’460 CHF. Le salaire coordonné maximal pris en compte par la LPP obligatoire atteint 64’260 CHF. (Concrètement, seuls les revenus annuels jusqu’à 90’720 CHF sont assurés; au-delà, la part excédentaire n’est pas couverte par le 2ème pilier obligatoire.) Par ailleurs, le salaire coordonné minimal est fixé à 3’780 CHF : si le calcul du salaire assuré donne une valeur inférieure, ce minimum sera tout de même assuré.
Impact pour les bas salaires et temps partiels : La déduction de coordination s’applique dans son intégralité quel que soit le taux d’occupation. Pour un salarié à temps partiel, cela réduit fortement le salaire assuré et donc les cotisations LPP. Par exemple, un revenu annuel de 40’000 CHF (≈50% d’un plein temps) ne génère qu’un salaire coordonné de 13’540 CHF – à peine un tiers du salaire brut, alors qu’un plein temps à 80’000 CHF est assuré à 53’540 CHF (près des deux tiers du brut). De plus, de nombreux temps partiels n’atteignent même pas le seuil d’entrée (22’680 CHF) et ne cotisent pas du tout au 2ème pilier. Cette situation pénalise surtout les femmes, dont plus de 60 % travaillent à temps partiel (contre ~20 % des hommes) – elles perçoivent ainsi des rentes LPP en moyenne inférieures d’un tiers à celles des hommes.
Plusieurs employeurs : le risque de “double coordination” : En cas de pluralité d’emplois, le salaire de chaque employeur est traité séparément pour la LPP. Deux emplois impliquent deux déductions de coordination, ce qui réduit drastiquement la part de salaire totale assurée par rapport à un seul emploi du même revenu. Par exemple, avec deux postes à 40’000 CHF, chacun n’assure que 13’540 CHF (salaire coordonné minimal atteint), soit ~27’080 CHF cumulés – à peine un tiers des 80’000 CHF gagnés au total. À l’inverse, un seul emploi à 80’000 CHF assurerait 53’540 CHF (environ deux tiers du salaire). Cette double déduction de coordination laisse donc des lacunes de prévoyance importantes aux pluri-employés.
Optimisation et solutions : Malgré ces limites du système, plusieurs leviers permettent d’améliorer sa prévoyance professionnelle. Du côté des employeurs, certains plans de prévoyance abaissent ou suppriment la déduction de coordination pour les temps partiels, assurant ainsi une plus grande part du salaire. À titre individuel, il est possible de combler les lacunes LPP par des rachats (versements volontaires dans la caisse de pension) ouvrant droit à déduction fiscale. En complément, cotiser au 3ème pilier offre un moyen flexible de se constituer un capital retraite supplémentaire avec avantages fiscaux. Pour les personnes à plusieurs employeurs, une affiliation volontaire auprès de la Fondation Institution supplétive LPP peut éviter de laisser des revenus non assurés. Enfin, il est recommandé de regrouper vos avoirs de libre passage (2ème pilier accumulé lors de précédents emplois) sur un compte offrant de bonnes conditions – par exemple en ouvrant un compte de libre passage optimisé, afin de maximiser leur rendement jusqu’à la retraite.
Qu’est-ce que le montant de coordination LPP ?
Le montant de coordination LPP (aussi appelé déduction de coordination) est un montant forfaitaire soustrait du salaire annuel brut soumis à l’AVS, afin de déterminer le salaire assuré dans la prévoyance professionnelle (2ème pilier). Autrement dit, seules les parts de revenu dépassant ce montant sont assurées par la caisse de pension. Ce mécanisme vise à harmoniser les 1er et 2ème piliers : il correspond à la part du salaire considérée comme déjà couverte par l’AVS, de sorte qu’on n’assure pas deux fois le même revenu.
En 2025, la déduction de coordination s’élève à 26’460 CHF. Ce chiffre découle de la formule légale fixant le montant de coordination à 7/8 de la rente AVS annuelle maximale. Étant donné que la rente AVS maximale est d’environ 30’240 CHF par an, on obtient bien 26’460 CHF (7/8 de 30’240). Tout employeur affilié à une caisse de pension appliquera donc cette déduction sur le salaire annuel de chaque employé assuré.
Exemple : si vous gagnez 70’000 CHF brut par an chez le même employeur, votre salaire coordonné (part effectivement assurée par la LPP) sera de 43’540 CHF, soit votre salaire AVS moins 26’460 CHF. Ce montant servira de base au calcul des cotisations et des prestations du 2ème pilier (rente de retraite, invalidité, etc.). Inversement, les 26’460 CHF de déduction de coordination ne sont pas assurés dans le cadre du 2ème pilier obligatoire – on considère que cette tranche de revenu sera couverte par les rentes AVS/AI du 1er pilier.
Les seuils LPP en 2025 : salaire minimum, coordination et maximum assuré
En Suisse, tous les salariés soumis à l’AVS doivent être affiliés à une caisse de pension (2ème pilier) dès lors qu’ils remplissent certaines conditions. Le principal critère est le salaire annuel : il doit dépasser un minimum défini par la loi pour que l’affiliation LPP soit obligatoire. Ce seuil – appelé salaire minimum LPP ou seuil d’entrée – est ajusté régulièrement.
En 2025, les montants clés du 2ème pilier (LPP) sont les suivants :
| Paramètre LPP (2025) | Montant (CHF) |
|---|
| Salaire minimum LPP (seuil d’entrée obligatoire) | 22’680 |
| Déduction de coordination LPP | 26’460 |
| Salaire coordonné maximal LPP (part maximale du salaire assurée) | 64’260 |
Tableau : principaux seuils LPP en vigueur au 1er janvier 2025. Le salaire minimum LPP de 22’680 CHF signifie que si votre revenu annuel chez un employeur est inférieur à ce montant, vous n’êtes pas obligatoirement couvert par une caisse de pension (votre employeur n’est pas tenu de vous affilier au 2ème pilier). À l’inverse, dès que le salaire annuel atteint ou dépasse 22’680 CHF, l’affiliation est obligatoire et le calcul du salaire coordonné s’applique.
La déduction de coordination de 26’460 CHF est alors soustraite de votre salaire AVS pour définir la part assurée. Toutefois, deux limites encadrent ce calcul :
Un salaire coordonné minimal de 3’780 CHF est garanti. Si après déduction de coordination, le salaire assuré tombe en dessous de 3’780 CHF, ce montant plancher sera assuré malgré tout. Par exemple, pour un salaire annuel de 25’000 CHF, le calcul donnerait 25’000 – 26’460 = (–)1’460 CHF, ce qui est négatif ; la caisse de pension assurera alors 3’780 CHF (et non zéro) afin de fournir une couverture minimale. En pratique, les revenus légèrement supérieurs au seuil d’entrée aboutissent tous à un salaire coordonné de 3’780 CHF.
Un salaire coordonné maximal de 64’260 CHF est pris en compte par la LPP obligatoire. Ce montant correspond au différentiel entre la limite supérieure du salaire annuel assuré (fixée à 90’720 CHF en 2025) et la déduction de coordination (26’460 CHF). Autrement dit, le 2ème pilier obligatoire couvre les tranches de salaire entre ~25’000 CHF et 90’720 CHF par an, ce qui représente au maximum 64’260 CHF de salaire assuré par personne. Si vous gagnez plus de 90’720 CHF, la part au-delà de ce niveau n’est pas couverte par la LPP obligatoire – elle peut l’être par la partie surobligatoire de votre caisse de pension si celle-ci prévoit une couverture au-delà du minimum légal, mais ce n’est pas imposé par la loi.
Ces différents seuils visent à délimiter le champ d’application du 2ème pilier. En résumé, la LPP couvre les revenus moyens à supérieurs : ni les tout petits salaires (considérés comme insuffisants pour cotiser, car leur prévoyance repose sur l’AVS), ni la part des salaires très élevés (au-delà de trois fois la rente AVS maximale) ne font l’objet d’une assurance obligatoire au 2ème pilier.
Calcul du salaire coordonné : exemples concrets
Le calcul du salaire coordonné (salaire assuré LPP) s’effectue de manière simple :
Si le salaire annuel brut AVS est inférieur au seuil d’entrée LPP (22’680 CHF en 2025), le salarié n’est pas affilié à une caisse de pension – son salaire coordonné est nul (pas de cotisation LPP).
Si le salaire annuel est supérieur ou égal à 22’680 CHF, alors:
Salaire coordonné = Salaire annuel AVS – 26’460 CHF, avec un minimum de 3’780 CHF et un maximum de 64’260 CHF, comme indiqué plus haut.
Cette formule signifie que la même déduction forfaitaire (26’460 CHF) s’applique pour tous, quelle que soit la taille du salaire. Dès lors, plus le salaire est bas, plus la proportion non assurée (les 26’460 CHF soustraits) pèse lourd. À l’inverse, pour un salaire élevé (p.ex. 90’000 CHF), la déduction de coordination ne représente qu’une petite partie du revenu.
Illustrons l’effet du montant de coordination à travers quelques exemples chiffrés :
Salaire juste au seuil d’entrée : à 22’680 CHF/an, l’employé est affilié de justesse à la LPP. Après la déduction de 26’460 CHF, le calcul théorique du salaire assuré serait négatif, mais le minimum légal de 3’780 CHF s’applique. Ainsi, un salaire de ~22,7 kCHF aboutit à un salaire coordonné de 3,78 kCHF. En d’autres termes, même les plus bas salaires couverts par la LPP n’assurent que 3’780 CHF dans le 2ème pilier (d’où de très faibles cotisations et prestations pour ces cas).
Salaire modeste (temps partiel) : pour un salaire AVS de 40’000 CHF (ex. emploi à ~50%), le salaire coordonné est de 40’000 – 26’460 = 13’540 CHF. Ce montant est à peine un tiers du salaire brut – le reste (26’460 CHF) n’étant pas pris en compte. En pourcentage, seulement ~34 % du revenu est assuré dans le 2ème pilier dans cet exemple. Conséquence : les cotisations de l’employé et de l’employeur portent sur 13’540 CHF au lieu de 40’000, ce qui génère de faibles avoirs de vieillesse LPP.
Illustration : Impact de la déduction de coordination sur le salaire assuré selon le taux d’occupation. À 100 % (80’000 CHF/an), le salaire assuré LPP est de 53’540 CHF après la déduction de coordination (26’460 CHF). À 50 % (40’000 CHF) avec déduction intégrale, il tombe à 13’540 CHF seulement. Si la déduction était proportionnelle au taux d’activité (ex. 60 % du montant pour un 60 % d’occupation), le salaire assuré augmenterait significativement (jusqu’à ~24’124 CHF dans cet exemple de 40’000 CHF à 60%). Enfin, sans aucune déduction, le salaire entier serait assuré. (Source : Raiffeisen, 2025)
Salaire confortable (plein temps) : pour un salaire AVS de 80’000 CHF (p.ex. emploi à 100%), le salaire coordonné est de 80’000 – 26’460 = 53’540 CHF. Environ deux tiers du revenu brut sont ainsi assurés par la LPP, ce qui est proportionnellement beaucoup plus que dans le cas précédent (13’540 sur 40’000). Cet exemple met en évidence le caractère potentiellement régressif de la déduction de coordination : plus le salaire est élevé, plus la part proportionnelle couverte par le 2ème pilier est grande.
Plusieurs emplois (double salaire) : si une personne perçoit deux salaires de 40’000 CHF (chez deux employeurs différents), chacune de ces rémunérations est traitée séparément pour la LPP. Chaque employeur appliquera donc la déduction de 26’460 CHF. Dans notre exemple, chaque emploi donne un salaire assuré de 13’540 CHF, soit 27’080 CHF au total. Sur un revenu cumulé de 80’000 CHF (40k + 40k), seulement ~33,8 % sont donc couverts par le 2ème pilier (contre ~66,9 % si les 80’000 étaient gagnés auprès d’un seul employeur). On parle alors de double déduction de coordination, un phénomène qui désavantage fortement les travailleurs à employeurs multiples.
💡 À noter : dans certaines situations de cumul d’emplois, il est possible d’améliorer cette couverture (voir section suivante sur les multi-employeurs). En effet, la loi offre des options d’affiliation volontaire pour éviter de laisser des revenus non assurés lorsque chaque emploi pris isolément est en-dessous du minimum LPP, mais que le total dépasse ce seuil.
Temps partiel, emplois multiples : les limites du système actuel
Le 2ème pilier suisse a été historiquement conçu pour des carrières à plein temps. De ce fait, le mécanisme du montant de coordination et le seuil d’entrée pénalisent les bas salaires et le travail à temps partiel. Concrètement, deux problématiques se posent :
1. Taux d’activité réduit = salaire assuré réduit. Que vous travailliez à 20 %, 50 % ou 100 %, la déduction de coordination reste la même (26’460 CHF). Ainsi, plus votre taux d’occupation est bas, plus la part de salaire soumise à cette déduction est grande relativement à votre revenu. Beaucoup de personnes à temps partiel voient leur salaire coordonné chuter drastiquement par rapport à leur salaire réel, ce qui entraîne de faibles cotisations LPP et donc de petites rentes à la retraite. Par exemple, nous avons vu qu’à 50 % d’activité (~40kCHF/an), seulement un tiers du salaire est assuré LPP, contre deux tiers pour un plein temps à revenu supérieur. De plus, si le taux d’occupation est très faible, il se peut que le salaire n’atteigne même pas le seuil minimal (22’680 CHF) : dans ce cas aucune cotisation LPP n’est versée, et la prévoyance de la personne repose exclusivement sur le 1er pilier (AVS/AI).
Ce problème touche particulièrement les femmes, qui sont majoritaires dans les emplois à temps partiel (60 % des femmes actives contre 20 % des hommes). En conséquence, la rente moyenne de prévoyance professionnelle des femmes est environ un tiers plus basse que celle des hommes. La combinaison de salaires souvent inférieurs et de taux d’activité réduits crée des lacunes de prévoyance importantes pour de nombreuses femmes – d’autant qu’elles ont statistiquement une espérance de vie plus longue, et donc plus d’années de retraite à financer.
2. Multi-employeurs et double déduction. Si vous cumulez plusieurs emplois simultanément, vous pouvez être affilié à plusieurs caisses de pension en parallèle – une pour chaque employeur – pour peu que chaque salaire dépasse le minimum LPP. Dans ce cas, la déduction de coordination s’applique séparément sur chaque revenu. Comme illustré précédemment, cela signifie que vous “perdez” deux fois 26’460 CHF de salaire non assuré. On se retrouve avec un salaire coordonné total bien plus bas que si le même revenu était perçu auprès d’un seul employeur. Ce phénomène de double coordination est considéré comme l’une des injustices du système actuel. À revenu annuel égal, un pluri-employé pourra cotiser beaucoup moins (et accumuler moins de capital retraite) qu’un salarié unique, simplement à cause de cette fragmentation de son salaire entre plusieurs employeurs.
Le cas inverse est également problématique : si vous avez plusieurs petits emplois, chacun en dessous du seuil d’entrée (par ex. 2 jobs à 15’000 CHF/an), aucun employeur n’est tenu de vous affilier même si au total vous gagnez 30’000 CHF. Votre 2ème pilier est alors inexistant, alors qu’une personne gagnant ces 30’000 CHF via un seul poste cotiserait à la LPP. Cette situation concerne de nombreux travailleurs sur appel, multipliant les contrats à temps très partiel dans différents secteurs.
Des améliorations à venir ? (Réforme LPP)
Ces limites du système LPP font l’objet de débats politiques. Une réforme de la LPP a été proposée, visant notamment à mieux couvrir les temps partiels et emplois précaires. Parmi les mesures envisagées figuraient la réduction du seuil d’entrée et surtout une déduction de coordination proportionnelle (par exemple assurer toujours 80 % du salaire, au lieu d’un montant fixe). Cette réforme aurait fortement amélioré la couverture des bas revenus – on estimait que 270’000 femmes notamment auraient vu leur rente augmenter. Cependant, le projet de réforme, soumis en votation populaire en septembre 2024, a été rejeté par le peuple. A court terme, le système actuel reste donc en vigueur. Les débats reprendront sans doute pour trouver d’autres solutions au problème de la prévoyance des temps partiels.
Ce que peuvent faire les employeurs
En attendant une éventuelle évolution législative, certains employeurs agissent volontairement pour atténuer ces inégalités. La loi n’oblige pas les caisses de pension à appliquer la déduction de coordination standard – il s’agit d’un minimum. Un employeur est libre d’offrir une prévoyance plus généreuse que le strict obligatoire. De plus en plus de caisses adaptent ainsi leurs règles : bon nombre ont réduit la déduction de coordination proportionnellement au taux d’occupation, et certaines y renoncent même entièrement. Cela signifie que si vous travaillez à temps partiel dans une entreprise progressiste, votre salaire assuré LPP pourrait représenter une part bien plus élevée de votre salaire réel (par exemple 80 % au lieu de ~30 % dans notre exemple plus haut). Évidemment, qui dit salaire assuré plus élevé dit cotisations plus élevées également – c’est un effort financier supplémentaire à la charge de l’employeur (et en partie du salarié). Néanmoins, beaucoup d’entreprises y voient un avantage en termes d’égalité et d’attractivité pour les employés.
👉 Conseil RH : Si vous êtes responsable RH ou employeur, vérifiez les options offertes par votre caisse de pension. Il peut être envisageable d’abaisser le montant de coordination (par exemple en le proratisant au taux d’activité) pour améliorer la couverture de vos employés à temps partiel. Cette mesure contribue à réduire les lacunes de prévoyance et constitue un atout social apprécié, notamment par la main-d’œuvre féminine. Vérifiez désormais notre comparatif des caisses de pension 2026 !
Multi-employeurs : solutions pour éviter les lacunes
Pour les personnes cumulant plusieurs emplois, deux problématiques se présentent : soit chaque emploi dépasse le seuil et l’on subit une double cotisation incomplète, soit aucun n’atteint le seuil et l’on se retrouve sans 2ème pilier du tout. Dans les deux cas, il existe des solutions pour améliorer sa couverture :
Affiliation volontaire à l’institution supplétive : La Fondation Institution Supplétive LPP est l’institution étatique qui accueille notamment les salariés non couverts ailleurs. Si vous avez plusieurs petits emplois dont le salaire cumulé dépasse 22’680 CHF, vous avez le droit de vous affilier à la Fondation supplétive pour faire assurer votre revenu global. Concrètement, il s’agit d’informer l’institution supplétive de votre situation ; chaque employeur devra alors verser à cette fondation les cotisations (part employé + employeur) calculées sur la part de salaire qu’il vous verse. Vous pourrez ainsi cotiser sur l’entier de vos revenus comme s’ils provenaient d’une seule source. Attention, cette démarche est volontaire : c’est au travailleur de la lancer, l’affiliation n’est pas automatique.
Assurance via un employeur principal : Une autre piste, si l’un de vos employeurs propose un plan de prévoyance au-delà du minimum légal, est de cotiser l’ensemble de vos revenus dans la caisse de pension de cet employeur. Certaines caisses acceptent en effet d’assurer aussi les salaires inférieurs au seuil (part souvent dite surobligatoire). Dans ce cas, il peut être possible d’annoncer vos autres revenus auprès de cette caisse pour qu’elle n’applique la déduction de coordination qu’une seule fois sur l’ensemble. Cependant, toutes les fondations ne le permettent pas – cela reste rare et dépend du règlement de la caisse de pension concernée. Renseignez-vous auprès de vos employeurs : si l’un d’eux a un plan sur-obligatoire couvrant les bas salaires, c’est une opportunité pour consolider vos avoirs LPP dans une seule caisse au lieu de les disperser.
En résumé, le système actuel de la LPP désavantage structurellement les faibles revenus, les temps partiels et les pluri-employés, ce qui soulève des enjeux d’égalité (genre, typologie d’emploi) et de suffisance des rentes. Face à ces limites, il est crucial d’être proactif et d’envisager des stratégies d’optimisation individuelles pour sécuriser sa retraite. Nous détaillons ci-après plusieurs conseils pour augmenter votre salaire coordonné ou compenser ses insuffisances.
Comment optimiser son 2ème pilier malgré un salaire coordonné faible ?
Si votre salaire coordonné est réduit (ou nul) en raison d’un temps partiel, d’un faible revenu ou d’emplois multiples, tout n’est pas perdu : il existe des leviers pour renforcer votre prévoyance vieillesse. Voici plusieurs conseils d’optimisation à mettre en œuvre dès maintenant pour améliorer votre 2ème pilier et combler les lacunes de coordination.
1. Racheter les années de cotisation manquantes (rachat LPP)
Le rachat du 2ème pilier consiste à verser volontairement des cotisations supplémentaires dans votre caisse de pension, afin de combler des lacunes de cotisation et d’augmenter vos prestations futures. Une lacune se crée par exemple si vous avez interrompu votre carrière pendant un certain temps, travaillé à temps partiel ou si votre salaire assuré était trop bas dans le passé. Dans ces cas, votre avoir LPP accumulé est en-deçà de ce qu’il aurait pu être – le rachat permet de combler ce manque en y injectant du capital.
Le rachat LPP offre un double avantage : d’une part, les montants versés augmentent directement votre capital retraite (et donc la rente potentielle à la retraite), et d’autre part ils sont déductibles de votre revenu imposable (dans l’impôt sur le revenu annuel). En effet, les rachats LPP sont encouragés fiscalement : chaque franc versé réduit votre revenu imposable, ce qui se traduit par une économie d’impôt souvent substantielle selon votre tranche d’imposition.
Pour effectuer un rachat, renseignez-vous auprès de votre caisse de pension – celle-ci peut calculer votre potentiel de rachat maximum (montant que vous êtes autorisé à verser en plus, en fonction de votre âge, salaire actuel, avoir accumulé, etc.). Vous pourrez ensuite effectuer le versement, généralement en une ou plusieurs tranches. Notez que le capital injecté via un rachat est bloqué jusqu’à la retraite (ou un cas de sortie anticipée autorisé), et qu’il faut attendre 3 ans après un rachat pour pouvoir retirer le capital LPP (afin d’éviter les abus fiscaux). Malgré ces contraintes, le rachat LPP est l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer sa prévoyance lorsqu’on a des années “creuses” de cotisation.
➡️ Liens utiles : Pour en savoir plus, consultez notre article détaillé Rachat 2ème Pilier : comment optimiser sa prévoyance LPP. Celui-ci explique pas à pas le fonctionnement du rachat, ses avantages et inconvénients, et comment procéder. Vous pouvez aussi solliciter l’aide d’un expert pour évaluer l’opportunité d’un rachat dans votre cas.
2. Cotiser au 3ème pilier (prévoyance individuelle)
Le 3ème pilier est la prévoyance individuelle et facultative en Suisse. C’est un complément indispensable pour qui souhaite maintenir son niveau de vie à la retraite, notamment lorsque le 2ème pilier risque d’être insuffisant (ce qui est souvent le cas pour les bas revenus ou les temps partiels). Souscrire un 3ème pilier vous permet de vous constituer un capital retraite supplémentaire, à votre rythme, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux attractifs.
Concrètement, les versements effectués dans un pilier 3a (prévoyance liée) sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. En 2025, vous pouvez verser jusqu’à 7’258 CHF par an (montant maximum déductible) si vous êtes salarié affilié à une caisse de pension. Pour les indépendants (qui n’ont pas de 2ème pilier obligatoire), ce plafond est encore plus élevé : 35’280 CHF par an peuvent être investis dans le pilier 3a et déduits fiscalement. Ces montants offrent une marge d’épargne significative pour pallier les lacunes du 1er et du 2ème piliers.
Le 3ème pilier présente par ailleurs d’autres atouts : vous pouvez choisir une banque ou une assurance, orienter votre épargne vers des placements potentiellement plus rémunérateurs (fonds d’investissement, etc.), et même ouvrir plusieurs comptes 3a pour échelonner les retraits à la retraite et optimiser l’impôt. L’épargne du pilier 3 reste bloquée jusqu’à la retraite (sauf exceptions : achat immobilier, départ définitif de Suisse, etc.), ce qui garantit sa disponibilité au moment venu. En somme, cotiser au 3ème pilier est vivement recommandé pour toute personne dont la pension LPP s’annonce insuffisante : c’est un pilier que vous contrôlez vous-même et qui comble efficacement les faiblesses des 1er et 2e piliers.
➡️ Liens utiles : Nous vous invitons à lire Le guide ultime du 3e pilier en 2025 pour comprendre en détail les avantages, la fiscalité et les stratégies liées à la prévoyance individuelle. Vous y trouverez des conseils pour choisir entre une solution bancaire ou assurancielle, maximiser le rendement de votre 3a, et planifier aux mieux vos retraits.
3. Éviter la double déduction de coordination (emplois multiples)
Si vous cumulez plusieurs emplois, nous avons vu que vous risquez de subir soit plusieurs déductions de coordination, soit aucune couverture LPP si chaque salaire est trop bas. Pour optimiser votre 2ème pilier dans ce contexte, envisagez les actions suivantes :
Affiliation volontaire à une caisse de pension : comme mentionné précédemment, faites valoir votre droit de vous affilier à l’institution supplétive LPP dès que vos revenus cumulés dépassent le seuil minimum. Cette démarche vous permettra de cotiser sur l’ensemble de vos revenus et d’éviter de laisser une partie de vos gains sans couverture de 2ème pilier. C’est particulièrement utile si chacun de vos contrats est inférieur à 22’680 CHF, car sans cela vous n’auriez pas du tout de LPP.
Centraliser la prévoyance via un employeur : informez-vous auprès de vos employeurs si l’un d’eux propose une couverture LPP sur salaire entier (y compris sous le seuil). Si oui, discutez avec eux de la possibilité de cotiser volontairement sur vos autres revenus à travers cette caisse. Cela peut permettre d’éviter une double coordination et d’accumuler vos prestations LPP sur un seul compte. Bien sûr, tous les employeurs ne sont pas disposés à faire ce type d’arrangement, mais cela vaut la peine d’être exploré au cas par cas.
Éviter de multiplier les micro-emplois : si cela est faisable dans votre situation professionnelle, privilégiez un emploi principal avec un taux d’activité plus élevé plutôt que plusieurs très petits jobs. Outre la question LPP, rappelons que chaque changement ou multiplication d’emplois génère des comptes de libre passage fragmentés, potentiellement des pertes d’assurance, etc. Regrouper son activité peut simplifier la prévoyance.
En résumé, l’objectif est de limiter l’effet de la déduction de coordination multiple. Toute solution qui vous permet de n’avoir qu’une seule déduction au lieu de deux (ou plus) sera bénéfique pour vos cotisations et votre rente finale.
(Voir également la section précédente « Multi-employeurs : solutions » pour plus de détails sur l’affiliation supplétive et l’assurance via un employeur principal.)
4. Regrouper et optimiser ses avoirs de libre passage
En dehors des cotisations en cours, n’oubliez pas de bien gérer les avoirs LPP existants issus de vos précédents emplois. À chaque fois que vous quittez un employeur, votre prestation LPP accumulée est transférée sur un compte de libre passage à votre nom (sauf reprise directe par un nouvel employeur sous 2èME pilier). Si vous avez eu plusieurs postes, vous pourriez ainsi détenir plusieurs comptes de libre passage dispersés dans différentes fondations de prévoyance. Cette fragmentation peut nuire au rendement global et compliquer le suivi de votre épargne retraite.
Il est généralement conseillé de regrouper vos avoirs de libre passage en un ou deux comptes au maximum. Vous pouvez transférer vos fonds d’une institution de libre passage à une autre sans frais, afin de consolider vos capitaux. L’idéal est de choisir une fondation de libre passage offrant de bonnes performances (taux d’intérêt élevé ou possibilité d’investir en bourse via des fonds indiciels, selon votre profil). En concentrant vos avoirs, vous évitez les « petits comptes » inactifs et vous maximisez la croissance de votre 2ème pilier dormant jusqu’à la retraite.
👉 Exemple concret : supposons que vous ayez 30’000 CHF sur un compte de libre passage A (banque classique au taux d’intérêt faible) et 20’000 CHF sur un compte B ailleurs. En regroupant ces 50’000 CHF sur un seul compte de libre passage mieux rémunéré ou géré de manière plus dynamique, vous pourrez potentiellement obtenir un meilleur rendement sur l’ensemble. De plus, vous n’aurez qu’un seul relevé à suivre et une seule institution interlocutrice, ce qui simplifie la gestion.
Pour retrouver ses avoirs LPP ou si vous pensez que vous en avez oublié quelque part : rendez vous ici pour les retrouver GRATUITEMENT !
➡️ Liens utiles : Pour faire ce choix, consultez notre Comparatif des comptes de libre passage ainsi que nos guides dédiés aux fondations de libre passage. Par exemple, Ouvrir un compte de libre passage : comment trouver la meilleure solution vous guide pas à pas dans le choix d’une institution performante et adaptée à vos besoins (compte bancaire vs compte assurance, taux proposés, frais, etc.). N’hésitez pas également à demander conseil à un expert pour optimiser vos avoirs de libre passage, surtout si les montants sont conséquents.
5. Pour les indépendants : prévoir autrement
Les travailleurs indépendants ne sont pas soumis à l’obligation du 2ème pilier – ils n’ont donc pas de déduction de coordination à proprement parler, puisque la LPP ne s’applique pas à eux sauf démarche volontaire. Toutefois, cela signifie aussi qu’ils ne bénéficient d’aucune cotisation automatique de 2ème pilier. Si vous êtes indépendant, votre prévoyance dépend du 1er pilier (AVS) et surtout de votre capacité à épargner vous-même (pilier 3).
Il est fortement conseillé aux indépendants de prendre des mesures pour compenser l’absence de LPP :
Affiliation facultative au 2ème pilier : Vous pouvez choisir de vous affilier volontairement à une caisse de pension, par exemple via une association professionnelle ou via la Fondation Institution supplétive LPP (qui accepte aussi les indépendants à titre facultatif). Cotiser au 2ème pilier en tant qu’indépendant vous permet de vous constituer un capital de prévoyance dans un cadre fiscal privilégié, tout en profitant d’une couverture risques (invalidité, décès) similaire à celle des salariés. Bien sûr, cela représente un effort d’épargne significatif puisque vous êtes votre propre employeur et devez payer les deux parts (employeur+employé).
Maximiser le pilier 3a : Les indépendants sans LPP ont le droit de verser jusqu’à 20 % de leur revenu annuel dans le pilier 3a (plafond de 35’280 CHF en 2025), contre 7258 CHF pour un salarié couvert LPP. Exploitez pleinement cette possibilité pour réduire vos impôts et constituer une épargne retraite conséquente. Le 3a sera votre principal levier pour combler l’absence de 2ème pilier.
Épargne libre et investissements : En complément du pilier 3a (et 3b éventuellement), songez à investir une partie de vos revenus de manière diversifiée (portefeuille de placements, immobilier, etc.) en pensant long terme. En tant qu’indépendant, la responsabilité de votre retraite vous incombe à 100 %, d’où l’importance d’anticiper tôt et de se fixer un plan d’épargne retraite personnel.
FAQ sur le montant de coordination LPP
Qu’est-ce que la déduction de coordination LPP ?
C’est un montant fixé par la loi qui est soustrait de votre salaire annuel brut afin de calculer votre salaire assuré dans le 2ème pilier. Son but est de coordonner les prestations des 1er et 2ème piliers, en évitant d’assurer dans la caisse de pension la part de salaire déjà couverte par l’AVS. En 2025, cette déduction de coordination s’élève à 26’460 CHF pour tous les salariés (voir ci-dessous).
Quel est le montant de coordination LPP en 2025 ?
Le montant de coordination LPP est de 26’460 CHF en 2025. Ce chiffre correspond à 7/8 de la rente AVS annuelle maximale, conformément aux dispositions légales. Il est mis à jour périodiquement (généralement tous les deux ans) en fonction de l’évolution des rentes AVS et du salaire moyen. En 2024, par exemple, il était de 25’725 CHF et il est passé à 26’460 CHF au 1er janvier 2025.
Comment calcule-t-on le salaire coordonné LPP ?
Le salaire coordonné est la part de votre salaire annuel assurée dans le 2er pilier. Il se calcule de la façon suivante : Salaire coordonné = Salaire annuel AVS brut – déduction de coordination, avec un plancher et un plafond fixés par la loi. En 2025, on soustrait donc 26’460 CHF de votre salaire brut, on assure au minimum 3’780 CHF (même si le calcul donne moins) et au maximum 64’260 CHF. Par exemple, pour un salaire de 60’000 CHF : 60’000 – 26’460 = 33’540 CHF de salaire coordonné (dans les limites min/max autorisées).
Quel est le salaire minimum pour cotiser au 2ème pilier en 2025 ?
Le seuil d’entrée LPP en 2025 est fixé à 22’680 CHF de revenu annuel chez un même employeur. Cela signifie que si vous gagnez moins que ce montant (en salaire brut AVS) sur l’année avec un employeur, celui-ci n’a pas l’obligation de vous affilier au 2ème pilier. En revanche, dès que vous atteignez ou dépassez 22’680 CHF par an, l’affiliation devient obligatoire et vous commencez à cotiser à la LPP. Ce seuil est réévalué périodiquement (par exemple, il était de 22’050 CHF en 2024).
Attention : ce salaire minimum doit provenir d’un seul employeur. Si vous avez deux emplois à 15’000 CHF, aucun ne vous affilie (même si au total vous gagnez 30’000 CHF).
La déduction de coordination s’applique-t-elle aux temps partiels ?
Oui – la loi ne fait pas de distinction selon le taux d’activité. Que vous travailliez à 20 % ou 100 %, la déduction de 26’460 CHF est soustraite en entier de votre salaire annuel pour calculer le salaire coordonné. Cela a pour effet de fortement réduire la part assurée pour un temps partiel. Par exemple, un 50 % à 40’000 CHF ne comptera que 13’540 CHF de salaire assuré LPP, contre 53’540 CHF pour un 100 % à 80’000 CHF. Certains employeurs adaptent toutefois leur règlement de caisse de pension pour atténuer ce désavantage (déduction de coordination proratisée, voire supprimée au prorata du taux d’occupation), mais ce n’est pas la norme. Il est donc important, si vous êtes à temps partiel, de compléter votre prévoyance par d’autres moyens (3ème pilier, rachat LPP, etc.) afin de combler les lacunes dues à cette déduction fixe.
Que se passe-t-il si j’ai plusieurs employeurs pour la LPP ?
Si chacun de vos emplois dépasse le seuil annuel (22’680 CHF en 2025), vous serez affilié à une caisse de pension pour chaque employeur. Chaque caisse appliquera alors sa propre déduction de coordination, ce qui veut dire que vous subirez la déduction deux fois (ou plus). Au final, la part de vos revenus couverte par la LPP sera bien inférieure à ce qu’elle serait avec un seul salaire équivalent. C’est ce qu’on appelle la double déduction de coordination. En revanche, si chacun de vos emplois est en dessous du seuil, vous ne cotiserez à aucune caisse de pension – même si la somme de vos salaires dépasse le minimum. Dans les deux cas, il existe une solution : vous pouvez vous affilier volontairement à la Fondation Institution supplétive LPP afin de faire assurer l’ensemble de vos revenus sur une base unifiée. Cette démarche évite de “perdre” une partie de votre 2èmepilier. Renseignez-vous auprès de l’institution supplétive ou de nos experts pour la mettre en œuvre.
Comment combler les lacunes du 2ème pilier (salaire coordonné faible) ?
Plusieurs stratégies s’offrent à vous pour améliorer votre prévoyance professionnelle malgré un salaire coordonné faible. D’abord, envisagez de racheter des années LPP manquantes auprès de votre caisse de pension – ces versements volontaires augmentent votre capital retraite et sont déductibles des impôts. Ensuite, tirez parti du 3ème pilier (prévoyance individuelle) : en cotisant au pilier 3a, vous épargnez avec avantage fiscal et compensez une partie du manque du 2ème pilier Enfin, faites attention à regrouper vos avoirs de libre passage si vous changez d’emploi, de façon à optimiser leur rendement jusqu’à la retraite. En résumé, il s’agit de multiplier les sources d’épargne retraite pour combler ce que la LPP ne couvre pas. N’hésitez pas à consulter un conseiller afin d’établir un plan global (2ème pilier + 3ème pilier) adapté à votre situation.
📌 En résumé
Le montant de coordination LPP joue un rôle clé dans le calcul de votre salaire assuré au 2ème pilier, mais il peut défavoriser certains profils (temps partiel, multi-employeurs, bas salaires). En 2025, il s’élève à 26’460 CHF – une somme déduite de votre revenu AVS annuel pour déterminer vos cotisations et prestations LPP. Comprendre son fonctionnement vous permet d’identifier d’éventuelles lacunes de prévoyance et d’y remédier. Grâce aux conseils d’optimisation présentés (rachats LPP, 3ème pilier, affiliation volontaire, regroupement d’avoirs, etc.), il est possible d’améliorer significativement votre prévoyance professionnelle malgré les limites du système actuel.
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