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Quitter la Suisse avec un compte de libre passage mal optimisé peut coûter très cher en termes de rendement et d’impôts. En effet, les banques traditionnelles offrent souvent des taux proches de zéro tandis qu’une mauvaise planification fiscale peut vous coûter des dizaines de milliers de francs. Par exemple, CHF 120’000 placés 15 ans à 1% rapporteront environ CHF 139’000, contre CHF 331’000 à 7% – soit CHF 192’000 de rendement perdu. De même, percevoir CHF 500’000 d’un coup entraîne ~41’850 CHF d’impôts, alors qu’en deux versements de 250k l’économie fiscale peut atteindre ~8’800 CHF. Un « bon choix » aujourd’hui peut donc représenter des milliers de francs d’économies demain. Cet article vous explique comment augmenter le rendement de votre 2e pilier avant le départ, et comment anticiper l’impôt au moment du retrait.
Les performances dépendent avant tout du mode de placement choisi. Les comptes bancaires classiques ne rapportent pratiquement rien : les taux d’intérêt actuels sont virtuellement nuls (environ 0,18% en 2025). En effet, contrairement aux caisses de pension, les fondations de libre passage ne garantissent aucun taux plancher. Vos avoirs « stagnent » donc sur un compte épargne suisse quasi non rémunérateur.
En revanche, de nouvelles fondations spécialisées offrent la possibilité d’investir en actions ou en fonds indiciels. À long terme, ces investissements affichent un rendement nettement supérieur. Par exemple, un compte de libre passage avec placement en titres (fonds indiciels) peut viser 3–5% de rendement annuel moyen, bien au-delà des 0%. Ainsi, suivant le placement, le bilan final peut varier de plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers de francs.
Les banques traditionnelles (BCV, cantonal, UBS, Raiffeisen…) proposent souvent un compte ou une police d’assurance de libre passage. Ces solutions garantissent votre capital (100% protégé, possibilité de garanties décès/invalidité) mais au prix d’un rendement très faible. Par exemple, Mustachian Post relève que le taux maximum du compte BCV est de seulement 0,25–1,5%, et que les polices d’assurance LPP offrent encore moins de flexibilité et de rendement. En clair, un compte bancaire reste très sécurisé mais ne fait presque pas « travailler » votre argent.
À l’inverse, les fondations en ligne ou d’autres (également parfois proposées par des banques coopératives) permettent d’investir en bourse jusqu’à 100% en actions. En pratique, ces plateformes offrent des stratégies d’investissement passif peu coûteuses (fonds indiciels mondiaux, ETF). Par exemple, la VZ Fondation de libre passage propose des portefeuilles « conservateur » (0% actions) à « croissance » (90% actions). Ces comptes produisent logiquement beaucoup plus de performance qu’un simple compte d’épargne. En résumé, si votre objectif est de dynamiser votre 2e pilier, privilégiez les solutions de libre passage qui investissent en titres plutôt qu’un compte bancaire classique.
Pour « booster » votre 2e pilier, plusieurs types d’investissements sont possibles au sein d’une fondation performante : obligations, actions mondiales, ETF thématiques, etc. L’important est de diversifier et d’adapter le risque à votre horizon. Par exemple, un portefeuille équilibré (environ 50% obligations – 50% actions) peut viser ~4–6% de rendement par an, tandis qu’une stratégie dynamique (80–100% actions) peut viser ~6–8% en moyenne sur longue période. C’est bien plus qu’un compte bloqué à 0–0,2%. Les portefeuilles sont généralement passifs et diversifiés : la plupart des prestataires utilisent des fonds indiciels bon marché, ce qui minimise les frais.
En pratique, il faut prévoir un horizon suffisant (3–5 ans ou plus) pour lisser les fluctuations boursières. Si vous comptez retirer votre capital d’ici 1–2 ans, privilégiez des solutions sûres (obligations, mixtes). En revanche, si vous pouvez laisser votre argent investi plus longtemps (ce qui est souvent le cas en librepassage, car le retrait anticipé est limité), miser sur des actions mondiales peut rapporter environ 3–5% par an en moyenne. Notez également qu’en Suisse, votre capital de libre passage n’est pas soumis à l’impôt sur la fortune ni sur les intérêts tant qu’il reste investi – ce qui booste encore la performance « net de tout impôt ».
Au moment de l’expatriation, votre avoir LPP peut être soit retiré, soit transféré selon la législation suisse.
Droits de retrait : Si vous quittez la Suisse pour un pays hors UE/AELE (et hors Liechtenstein), la loi permet généralement de percevoir la totalité de votre capital (part obligatoire + part surobligatoire) sous forme de capital unique.
En revanche, pour un départ vers un pays membre de l’UE/AELE, la part légale minimale (obligatoire) doit rester sur un compte de libre passage jusqu’à la retraite (sauf exception comme l’achat d’une résidence principale). Seule la partie surobligatoire sera alors versée immédiatement. Ces règles peuvent varier selon les conventions de sécurité sociale (p. ex. la France, l’Italie, etc.), mais en règle générale, c’est le critère UE/AELE qui s’applique.
Fiscalité : Votre capital retiré est soumis à un impôt séparé (au barème « prestations en capital ») prélevé à la source par la fondation de libre passage, selon le barème du canton de son siège. Concrètement, si vous devenez non-résident suisse, c’est le canton du prestataire qui fait foi pour le taux appliqué. Heureusement, de nombreuses conventions de double imposition limitent la charge fiscale. Par exemple, un retrait vers la France subit en Suisse un précompte, mais la France impose ensuite le capital à un taux forfaitaire de 7,5% (après abattement de 10%). Vous pouvez alors réclamer le remboursement du prélèvement suisse en France, de façon à être imposé une seule fois (par l’impôt français). Sans traité, vous risqueriez double imposition (impôt suisse non récupérable + impôt local). Pour limiter cet effet, certains transfèrent leur compte dans un canton à faible impôt avant de retirer (p.ex. Zoug ou Schwyz) afin de réduire le prélèvement .
En tout état de cause, pensez à vous renseigner sur la fiscalité du pays de destination (CSG/CSRD en France, barèmes progressifs ailleurs, etc.).
Stratégies fiscales : Il existe plusieurs astuces pour économiser sur l’impôt en Suisse. Par exemple, vous avez le droit d’ouvrir deux comptes de libre passage pour le même capital. Répartir un retrait en deux versements (sur deux années fiscales) réduit fortement l’impôt total. Cela a en plus l’avantage accessoire de répartir le risque de fondation (la garantie fédérale couvre CHF 100’000 par institution).
Autre conseil : ne retirez pas votre 2e pilier la même année que d’autres versements importants (3a, rentes AVS, capital impôt anticipé, etc.), pour éviter de grimper dans une tranche marginale. En somme, frontaliers et futurs expatriés doivent absolument planifier : fractionnez vos retraits, choisissez le bon canton/ fondation, et exploitez les conventions fiscales, pour éviter de perdre des dizaines de milliers de francs en impôts.
Le transfert de votre libre passage est relativement simple. D’abord, ouvrez un compte ou une police auprès de la nouvelle fondation ou banque choisie. Ensuite, demandez à votre ancienne caisse de pension de transférer votre capital sur le nouveau compte. La plupart des prestataires mettent à disposition un formulaire en ligne pour effectuer cette demande. Sachez que la loi suisse vous donne un délai : si vous ne choisissez rien, votre avoir sera automatiquement transféré à l’Institution supplétive (AEIS) après six mois (et au plus tard deux ans). Il est donc prudent d’agir avant le départ.
En pratique, mieux vaut finaliser le transfert dès que possible. Ainsi, si vous prévoyez de partir sous peu, privilégiez une fondation accessible aux non-résidents ou effectuez le transfert avant de quitter la Suisse. Une fois le transfert demandé, le processus est généralement très fluide : votre nouvelle fondation s’occupe d’informer l’ancienne et de rapatrier les fonds.
Puis-je garder mon compte de libre passage après avoir quitté la Suisse ?
Oui, vous pouvez en général conserver votre compte libre passage ouvert. Le capital reste investi selon la stratégie choisie jusqu’à son retrait futur (à la retraite ou dans les cas légaux). Toutefois, certains fournisseurs limitent cette possibilité. Par exemple, Finpension ferme le compte si vous émigrez, alors que VIAC permet l’accès à distance via son application en ligne. En pratique, si vous ne retirez pas le capital au départ, rien ne vous oblige à fermer le compte ; vous pouvez le laisser fructifier en attendant, puis procéder au retrait quand vous le souhaitez (p. ex. à l’âge AVS).
Quelle est la meilleure fondation pour un départ à l’étranger ?
Il n’y a pas de « meilleure » solution unique, cela dépend de vos priorités. Pour maximiser le rendement, les analyses experts mettent souvent en avant Finpension (100% actions, deux fondations pour fractionner) et VIAC (plateforme numérique, frais très bas). D’autres fondations bancaires (Pictet, UBS, etc.) offrent des stratégies diverses et solides, mais peuvent être moins flexibles pour un non-résident. En pratique, comparez les frais, la composition des portefeuilles, l’accès (assistance en français, etc.) et la domiciliation fiscale du siège de la fondation.
Peut-on continuer à investir après avoir quitté la Suisse ?
En pratique, non. Une fois vos avoirs de libre passage retirés, vous ne pouvez plus les replacer en Suisse. Par contre, tant que l’argent reste sur le compte de libre passage (non retiré), il continue à être investi selon la stratégie choisie. Attention cependant : comme indiqué ci-dessus, certains prestataires ferment le compte si vous changez de résidence fiscale. Actuellement, Finpension n’autorise pas la gestion du compte après émigration, alors que VIAC reste opérationnel pour les expatriés grâce à son accès en ligne. En résumé, votre capital reste investi jusqu’au versement final, mais vous ne pouvez pas alimenter ce compte ni le gérer librement depuis l’étranger si le prestataire ne le permet pas.
En résumé, ne laissez pas votre compte de libre passage à l’abandon avant votre départ. Comparez les options : privilégiez les fondations offrant des placements en actions (performance bien supérieure aux comptes épargne bancaires). Mettez en place une stratégie fiscale (fractionnez le retrait, choisissez un canton peu imposé) pour éviter de perdre des milliers de francs en impôts. En pratique, ouvrez un compte performant dès maintenant, transférez-y vos avoirs et planifiez le versement de façon optimisée. Chaque détail compte : un compte bien géré aujourd’hui peut vous faire économiser des dizaines de milliers de francs demain.
Pour aller plus loin, n’hésitez pas à demander une simulation personnalisée ou un rendez-vous avec un spécialiste de la prévoyance suisse, afin de sécuriser votre 2e pilier avant votre expatriation.
8 ans d’expérience dans le conseil financier en Suisse, spécialisé dans le 2e pilier et le libre passage. J’aide chaque client à faire les bons choix (fiscalité, investissement, retrait) pour sa retraite LPP, avec clarté, stratégie et impact.
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