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Lorsque vient le moment de retirer le capital de son deuxième pilier (LPP), chaque franc compte. La fiscalité retraite suisse peut varier énormément selon le canton de prélèvement, avec des taux allant d’environ 3% à plus de 10%. Autrement dit, le choix du canton peut influencer l’impôt du 2e pilier de plusieurs dizaines de milliers de francs. Cet enjeu fiscal concerne autant les résidents suisses approchant de la retraite que les frontaliers et expatriés qui envisagent de retirer leur compte de libre passage. Dans cet article, nous allons voir pourquoi Schwyz offre le taux le plus avantageux pour un retrait LPP en 2025, comment en bénéficier concrètement, et quelles stratégies adopter pour maximiser votre capital net d’impôt.
Écarts d’impôts importants selon le canton : Le taux d’imposition sur un retrait LPP varie grosso modo de 3% à 10% selon le canton. Schwyz figure parmi les plus bas (~3–4%), tandis que Vaud, Genève ou Jura dépassent souvent 8–10%. Sur un capital de 200 000 CHF, l’écart peut dépasser 10 000 CHF d’impôt.
Transférez votre compte avant le retrait : Pour profiter du barème favorable de Schwyz, il faut ouvrir un compte de libre passage à Schwyz avant de demander le retrait. La fondation LPP de Schwyz appliquera alors son faible taux lors du versement.
Résident vs expatrié : Si vous êtes résident en Suisse, l’impôt sera calculé selon le barème de votre canton de domicile. En revanche, un frontalier ou expatrié sera imposé à la source par le canton où se trouve la fondation (d’où l’intérêt de choisir Schwyz).
Optimisez avec le fractionnement : La loi autorise deux comptes de libre passage. Répartir votre capital LPP sur deux comptes et échelonner les retraits sur deux années permet de réduire la progressivité de l’impôt – et donc d’économiser potentiellement plusieurs milliers de francs.
Évitez la double imposition : En cas de départ à l’étranger, l’impôt suisse prélevé (par exemple à Schwyz) peut souvent être récupéré ou crédité dans votre pays de résidence grâce aux conventions fiscales, à condition de suivre les démarches nécessaires.
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En Suisse, les avoirs de la prévoyance professionnelle (2e pilier, LPP) ne sont imposés qu’au moment du retrait en capital. Ce retrait peut avoir lieu lors du départ à la retraite (en tout ou partie du capital de la caisse de pension), lors d’un départ définitif de Suisse, ou encore en cas de mise en compte de libre passage suite à une cessation d’activité ou un départ de l’employeur. Fiscalement, cette prestation en capital bénéficie d’un traitement privilégié : elle est taxée à un taux réduit et séparément du revenu ordinaire.
Cela signifie que le capital retiré n’est pas ajouté à votre revenu annuel imposable, mais soumis à un barème spécial distinct, sans les déductions usuelles.
Cette imposition du 2e pilier est progressive en fonction du montant retiré : plus le capital est élevé, plus le taux d’impôt applicable augmente. Cependant, même pour un gros capital, le taux reste bien plus faible que si la somme était imposée comme revenu normal. Par exemple, un capital de 250’000 CHF subirait un taux effectif d’environ 7–8% selon le canton, alors qu’un salaire annuel équivalent serait imposé bien plus lourdement. À noter que l’impôt comprend trois niveaux cumulatifs : fédéral, cantonal et communal (ainsi qu’un éventuel impôt ecclésiastique dans certains cantons). Ces trois composantes sont prélevées en une seule fois au moment du versement du capital.
Important : si vous êtes marié, la plupart des cantons additionnent les retraits en capital du 2e et 3e pilier effectués par les deux conjoints la même année pour calculer l’impôt. Il est donc conseillé d’échelonner les retraits entre conjoints ou entre pilier 2 et pilier 3a sur des années différentes afin d’éviter une imposition conjointe qui pourrait vous faire sauter de tranche.
Les taux d’imposition sur les retraits de capital du 2e pilier varient fortement d’un canton à l’autre. Chaque canton fixe son propre barème d’impôt sur le capital de prévoyance (indépendant de l’impôt sur le revenu), ce qui engendre des écarts marqués. Le tableau ci-dessous illustre, à titre indicatif, les fourchettes de taux effectifs totaux (Confédération + canton + commune) applicables en 2025 pour un retrait de 200 000 CHF, dans quelques cantons clés :
| Canton | Taux effectif approximatif | Impôt estimé sur 200 000 CHF |
|---|---|---|
| Schwyz (SZ) | 3 % – 4 % | 6 000 – 8 000 CHF |
| Zoug (ZG) | 3 % – 5 % | 6 000 – 10 000 CHF |
| Lucerne (LU) | 5 % – 7 % | 10 000 – 14 000 CHF |
| Zurich (ZH) | 5 % – 7 % | 10 000 – 14 000 CHF |
| Vaud (VD) | 7 % – 9 % | 14 000 – 18 000 CHF |
| Genève (GE) | 8 % – 10 % | 16 000 – 20 000 CHF |
| Jura (JU) | 8 % – 11 % | 16 000 – 22 000 CHF |
Source : estimations 2025 selon données fiscales fédérales et cantonales (variations possibles selon la commune).
On constate qu’un même capital de retraite de 200 000 CHF engendre un impôt d’environ 8 000 CHF à Schwyz contre 18 000 CHF à Genève, soit plus du double. Schwyz, Zoug et Appenzell I. figurent traditionnellement parmi les cantons les plus “généreux” (taux autour de 3–5%), alors que Vaud, Genève ou Jura prélèvent près du triple. Zurich présente un taux modéré sur cette tranche de capital, mais attention : son barème devient très progressif pour les montants élevés (au-delà d’environ 1 million, l’impôt effectif à Zurich grimpe fortement, dépassant 15% sur plusieurs millions).
Prenons un exemple concret pour bien saisir l’impact du choix du canton. Supposons un retrait en capital de 300 000 CHF depuis votre 2e pilier. Dans un canton à fiscalité élevée comme Genève ou Vaud, le taux effectif se situerait autour de ~7–9%, soit un impôt d’environ 22 000 à 27 000 CHF. À Schwyz en revanche, pour le même montant retiré, l’impôt total tournerait autour de 6% (fourchette 5–7%), soit environ 18 000 CHF. La différence représente une économie d’environ 10 à 15 000 CHF en faveur de Schwyz.
Cet écart substantiel illustre pourquoi le choix du canton de retrait peut vous faire économiser une petite fortune sur votre capital de prévoyance.
(À noter : pour un capital plus modeste, l’avantage absolu sera un peu moindre, mais le différentiel en pourcentage reste similaire. À l’inverse, sur des montants très élevés, certains cantons plafonnent leur taux, par exemple Schwyz avoisine 10% maximum même sur plusieurs millions, alors que d’autres continuent d’augmenter.)
Plusieurs facteurs expliquent que l’impôt 2e pilier à Schwyz soit le plus bas de Suisse. Le canton de Schwyz a mis en place un barème spécifique très modéré pour les prestations en capital de prévoyance, basé sur le « taux de rente » équivalent. Sans entrer dans les détails techniques, ce système aboutit à des taux effectifs particulièrement doux, souvent autour de 3-4% pour 100 à 200k CHF retirés. Même en incluant l’impôt fédéral progressif, le taux total à Schwyz reste limité (≈4,8% maximum tous impôts confondus, d’après les données fiscales récentes). Concrètement, Schwyz applique l’un des taux d’imposition les plus bas du pays pour un retrait LPP, bien en dessous de la moyenne nationale.
Autre avantage, la progressivité du barème schwyzois n’est pas excessive. Certes, plus votre capital est élevé, plus le taux augmente, mais Schwyz plafonne rapidement son taux effectif autour de 10% pour les très gros capitaux (dès ~1 million). À titre de comparaison, un canton comme Zurich pousse la progressivité bien plus loin (jusqu’à ~28% sur 20 millions), et même Vaud ou Genève appliquent ~9-10% au maximum sur de gros retraits. Schwyz combine donc un taux de base faible et une progressivité limitée, ce qui le rend gagnant pour de nombreux profils (petits et moyens capitaux comme gros patrimoines).
Il n’est pas étonnant dès lors que de nombreuses fondations LPP aient élu domicile à Schwyz. En effet, si le bénéficiaire n’est pas résident suisse, c’est le canton de la fondation qui encaisse l’impôt (nous y reviendrons). Pour attirer les clients désireux d’optimiser leur retraite, nombre d’institutions se sont implantées à Schwyz précisément pour faire profiter de son barème avantageux. Sur la centaine de fondations de libre passage en Suisse, 13 sont basées dans le canton de Schwyz, incluant des acteurs majeurs comme Liberty, Tellco, PensFree, la Banque cantonale de Schwyz, etc. car ce canton offre le taux d’imposition à la source le plus bas du pays (taux maximal ~4,8%). Autrement dit, les meilleures caisses pour le 2e pilier du point de vue fiscal se trouvent souvent à Schwyz. En centralisant les retraits de leurs clients via des fondations schwyzoises, ces institutions permettent d’économiser des milliers de francs d’impôts par rapport à des caisses situées dans des cantons moins favorables.
Enfin, un mot sur la double imposition : contrairement à certaines idées reçues, optimiser via Schwyz n’expose pas à payer deux fois l’impôt. Au contraire, Schwyz minimise l’impôt en Suisse, et les conventions fiscales internationales évitent généralement d’être taxé à nouveau à l’étranger. Par exemple, si vous vous installez dans certains pays après avoir retiré votre 2e pilier à Schwyz, le fisc local tiendra compte de l’impôt à la source prélevé en Suisse. Dans la plupart des cas, soit votre pays de résidence ne taxera pas du tout ce capital (s’il reconnaît l’imposition exclusive de la Suisse), soit il vous accordera un crédit d’impôt équivalent à l’impôt payé en Suisse. Il est donc possible de neutraliser la double imposition en suivant les procédures adéquates, avec à la clé un seul impôt réduit (celui de Schwyz) au lieu d’un impôt plus lourd ailleurs.
La clé pour profiter de la fiscalité schwyzoise est d’anticiper et de planifier le transfert de vos avoirs LPP vers une fondation basée à Schwyz avant de demander le retrait. Voici les étapes et conditions principales pour y parvenir :
Ouvrir un compte de libre passage à Schwyz : Choisissez une fondation LPP à Schwyz et ouvrez-y un compte de libre passage. Cette démarche est possible dès lors que vous avez quitté une caisse de pension (par exemple suite à une démission, un départ à l’étranger, une retraite anticipée, etc.). Vous pouvez légalement avoir jusqu’à deux comptes de libre passage en même temps, il est souvent recommandé d’en ouvrir deux si votre capital est important, afin de pouvoir fractionner les retraits par la suite.
Transférer les fonds sur le compte schwyzois : Contactez votre institution de prévoyance actuelle (caisse de pension de l’employeur, ou fondation de libre passage dans un autre canton) et demandez le transfert de vos avoirs LPP vers la nouvelle fondation à Schwyz. Vous devrez fournir les coordonnées du compte de destination et remplir un formulaire de transfert. Cette opération est en principe sans impact fiscal et peut prendre quelques semaines.
Astuce : Prévoir ce transfert plusieurs mois à l’avance de l’événement de retrait (départ, retraite) pour être certain que les fonds arrivent à temps.
Effectuer la demande de retrait au bon moment : Une fois vos avoirs logés dans le canton de Schwyz, vous pourrez demander le retrait en capital auprès de la fondation dès que vous remplissez les conditions. Pour un résident suisse à l’âge de la retraite, cela sera au moment de liquider la pension (typiquement entre 59 et 65 ans). Pour un frontalier ou expatrié, ce pourra être juste avant ou après le départ de Suisse, selon la réglementation (voir plus bas). L’important est que le retrait soit versé depuis votre compte de Schwyz, car l’impôt sera alors calculé selon le barème de Schwyz et prélevé directement à la source par la fondation.
En suivant ces étapes, vous vous assurez de bénéficier du taux de retrait LPP le plus faible. À titre d’exemple, une fondation schwyzoise appliquera environ 4% d’impôt sur 100 000 CHF retirés (≈4 000 CHF), là où une fondation genevoise en prendrait ~9% (≈9 000 CHF). Sur des montants plus élevés, la différence absolue s’accroît encore.
NB : Pour les résidents en Suisse, il ne suffit pas d’ouvrir un compte à Schwyz pour profiter de son taux, il faudrait également être domicilié à Schwyz au moment du retrait. En effet, pour les résidents suisses, c’est toujours le canton de domicile fiscal qui prédomine (peu importe où se trouve le compte). La stratégie de transfert vers Schwyz est donc particulièrement utile pour ceux qui quittent la Suisse (ou qui n’y résident pas), comme nous allons l’expliquer.
Pour les résidents en Suisse : Si vous restez domicilié en Suisse jusqu’au moment de retirer votre 2e pilier (par exemple, vous prenez votre retraite en habitant dans votre canton actuel), l’impôt sera dû dans votre canton de domicile. Vous ne pourrez pas “choisir” le canton via la fondation de libre passage, même si votre compte est à Schwyz, votre office fiscal local recalculera l’impôt selon son propre barème. Pour bénéficier de Schwyz tout en restant en Suisse, la seule option serait de déménager à Schwyz avant la retraite, ce que certains contribuables fortunés envisagent. Cependant, cela implique un changement de résidence réelle, avec toutes les contraintes que cela suppose. Si un déménagement n’est pas envisageable, vous pouvez quand même optimiser en fractionnant vos retraits sur deux ans (via deux comptes) et en évitant de retirer la même année que votre conjoint ou que votre 3e pilier, afin d’atténuer la progressivité dans votre canton.
Renseignez-vous aussi sur le barème de votre canton actuel : certains cantons proposent des taux spéciaux moins pénalisants que d’autres (par exemple, Fribourg ou Valais sont un peu plus cléments que Genève ou Vaud, bien qu’ils ne rivalisent pas avec Schwyz).
Pour les frontaliers et expatriés : Si vous n’êtes pas résident fiscal en Suisse au moment du retrait (cas d’un frontalier qui vit en France ou d’une personne qui a déjà déménagé à l’étranger), alors l’impôt suisse est prélevé à la source par la fondation, en fonction du canton où celle-ci est établie. C’est là tout l’intérêt du compte de libre passage à Schwyz : en plaçant vos avoirs LPP dans une fondation schwyzoise avant le retrait, vous vous garantissez que l’impôt suisse sera minimal (puisque prélevé au taux de Schwyz). Vous toucherez ainsi votre capital net de l’un des plus faibles impôts possibles en Suisse. (Attention : il faudra payer l’impôt Francais sur votre LPP lors du retrait)
Que se passe-t-il ensuite avec votre pays de résidence ? La plupart du temps, il existe une convention fiscale entre la Suisse et le pays en question pour éviter les doubles impositions. Le principe général est que vous devez déclarer le capital retiré dans votre pays de résidence, mais que l’impôt déjà payé en Suisse sera pris en compte. Selon les conventions, deux cas se présentent : soit votre pays considère que seul le fisc suisse peut taxer ce capital (et dans ce cas, vous ne paierez rien de plus à l’étranger), soit votre pays impose également le capital mais doit vous accorder un crédit d’impôt égal à l’impôt suisse prélevé. Dans les deux cas, vous n’êtes pas imposé deux fois sur la même somme. Par exemple, un travailleur frontalier français qui retire son 2e pilier après son retour définitif en France sera imposé à la source par Schwyz (par ex. ~6–8%) puis pourra récupérer cet impôt via un formulaire une fois qu’il a payé l’impôt du le 2ème pilier pour les frontalier.
Bon à savoir : Si vous partez vers un pays de l’UE/AELE, sachez qu’il existe des restrictions sur le retrait du 2e pilier obligatoire. La part obligatoire LPP ne peut pas être retirée cash avant l’âge de la retraite si vous déménagez dans un pays de l’UE/AELE (car vous restez soumis à un régime de retraite équivalent). Seule la part sur-obligatoire peut être versée. Vous pourriez donc laisser la part obligatoire en Suisse (souvent auprès de l’Institution Supplétive LPP) jusqu’à la retraite. Cela n’affecte pas directement l’impôt cantonal, mais c’est un paramètre à considérer pour planifier le quand et le combien retirer. Un conseiller pourra vous aiguiller sur la stratégie optimale (retrait avant départ ou après, en une fois ou en deux temps, etc.) en fonction de votre destination.
Pour maximiser vos économies et ne pas commettre d’impair, gardez à l’esprit ces pièges courants :
Attendre la dernière minute pour transférer le compte libre passage : Si vous demandez le retrait alors que vos avoirs sont encore dans un canton à forte imposition, il sera trop tard pour changer. Il faut transférer le capital sur une fondation à Schwyz avant d’initier la procédure de retrait. Anticipez plusieurs mois à l’avance, surtout si votre départ ou retraite est proche.
Retirer tous ses avoirs la même année fiscale : Comme expliqué, les autorités additionnent les retraits de capitaux effectués la même année pour calculer l’impôt. Retirer en une fois 2e pilier et 3e pilier la même année, ou les deux comptes libre passage en même temps, ou encore vous et votre conjoint simultanément, fait exploser la note. Étalez les retraits sur deux années (par exemple le 2e pilier une année, le 3a l’année suivante) pour rompre la progression.
Oublier de scinder le capital sur deux comptes : Si votre 2e pilier est conséquent, ouvrez deux comptes de libre passage en quittant votre employeur. Cela vous permettra de retirer les fonds en deux fois sur deux ans et de réduire le taux effectif. Ne laissez pas tout sur un seul compte si vous dépassez la barre des 250–300k CHF, sinon vous paierez un taux plus élevé en retirant d’un coup.
Rester domicilié dans un canton cher en retirant : Erreur classique du résident suisse qui pense qu’il suffit d’avoir une fondation à Schwyz. Comme évoqué, si vous vivez toujours, par exemple, à Genève au moment du retrait, c’est Genève qui taxera votre capital, même si le compte est à Schwyz. À moins de déménager effectivement à Schwyz, un résident ne peut pas échapper au barème de son canton. Ne négligez pas cette règle pour éviter les déceptions.
Négliger les démarches fiscales internationales : Si vous partez à l’étranger, informez-vous sur la convention fiscale applicable. Vous devrez généralement remplir un formulaire pour obtenir l’éventuel remboursement de l’impôt suisse ou son crédit dans votre pays. Par exemple, pour la France, il faut remplir le formulaire de remboursement de l’impôt à la source prélevé sur les prestations provenant d’institutions de prévoyance ayant leur siège en Suisse afin de récupérer l’impôt à la source suisse. Ne pas le faire, c’est risquer une double imposition inutile par manque de formalités.
Choisir une fondation au hasard : Privilégiez les fondations de libre passage reconnues, stables et transparentes sur leurs frais. Certaines offrent des taux d’intérêt attractifs ou des solutions d’investissement en attendant le retrait. Comparez également les frais de sortie (certaines fondations facturent des frais administratifs pour verser le capital, autour de 200 à 800 CHF). Liberty, par exemple, facture environ 500–950 CHF selon les cas, ce qui reste raisonnable comparé à l’économie d’impôt réalisée. Un meilleur compte de libre passage ne se juge pas seulement sur la fiscalité, mais aussi sur ces aspects pratiques.
En évitant ces erreurs, vous mettez toutes les chances de votre côté pour maximiser votre capital de retraite.
En résumé, choisir le bon canton pour retirer son 2e pilier peut représenter des économies fiscales très importantes. Le cas de Schwyz est éloquent : ses taux d’imposition réduits (3–4% sur des montants usuels) contrastent avec ceux de certains cantons. Que vous soyez un futur retraité en Suisse ou un expatrié sur le départ, il est primordial de planifier en amont : transfert de vos avoirs LPP vers une fondation de libre passage située à Schwyz ou dans un canton avantageux, éventuel fractionnement sur deux années, et respect des formalités internationales pour éviter toute double imposition.
La fiscalité de la retraite en Suisse étant complexe et évolutive, n’hésitez pas à solliciter un accompagnement professionnel. Un audit fiscal personnalisé avec un expert de la prévoyance pourra analyser votre situation spécifique (canton de résidence, montant du 2e pilier, pays de destination, etc.), et vous proposer la stratégie optimale pour minimiser l’impôt et maximiser votre patrimoine. En optimisant ce retrait unique dans une vie, c’est votre qualité de vie à la retraite que vous améliorez, cela vaut bien de se faire conseiller.
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Vous pouvez retirer votre avoir de 2e pilier dans plusieurs situations : à l’âge de la retraite ordinaire (64 ans pour une femme, 65 ans pour un homme), voire jusqu’à 5 ans avant l’âge légal si votre caisse le permet, ou de manière anticipée en cas de départ définitif de la Suisse, d’achat d’une résidence principale (utilisation EPL), ou de passage à une activité indépendante. Chaque caisse de pension peut avoir ses règles, mais en général ces conditions sont prévues par la loi. Renseignez-vous auprès de votre institution de prévoyance pour connaître les démarches exactes.
En 2025, Schwyz est considéré comme le canton le plus avantageux pour un retrait en capital LPP, suivi par des cantons comme Zoug ou Appenzell Inn. Ces cantons appliquent les taux d’impôt les plus bas sur les retraits du 2e pilier (environ 3–5% pour un capital de 200k CHF). À l’inverse, des cantons comme Vaud, Genève ou Jura prélèvent des taux bien plus élevés, de l’ordre de 8–10%, ce qui peut quasiment doubler l’impôt dû sur le même capital. Le choix de Schwyz ou d’un canton similaire peut ainsi vous faire économiser des milliers de francs par rapport à un retrait dans un canton moins favorable.
Pas nécessairement. Si vous êtes résident à l’étranger ou frontalier au moment du retrait, vous n’avez pas besoin d’habiter Schwyz : il suffit d’y avoir transféré votre compte de libre passage, et l’impôt sera automatiquement prélevé au taux de Schwyz. En revanche, si vous êtes encore résident en Suisse, c’est votre canton de domicile qui fera foi. Dans ce cas, pour bénéficier de Schwyz, il faudrait effectivement déménager et devenir résident fiscal de ce canton avant le retrait – une décision à bien peser. Pour la plupart des gens, la solution optimale est de retirer le 2e pilier après avoir quitté la Suisse (comme expatrié), en utilisant une fondation schwyzoise, plutôt que de tenter de changer de canton de résidence en Suisse juste pour la retraite.
Oui, dans la majorité des cas. Grâce aux accords de double imposition entre la Suisse et de nombreux pays, il est prévu des mécanismes pour neutraliser la double imposition. Concrètement, si vous payez un impôt à la source sur votre 2e pilier en Suisse (par exemple à Schwyz), votre pays de résidence ne vous imposera pas une seconde fois sur ce capital si vous suivez la procédure adéquate. La forme la plus fréquente est le crédit d’impôt : le fisc de votre pays créditera sur votre déclaration le montant de l’impôt payé en Suisse, annulant ainsi la charge supplémentaire. Dans certains cas, l’impôt suisse peut même être remboursé intégralement si la convention attribue le droit d’imposer exclusivement à l’État de résidence. L’important est de déclarer le retrait dans votre pays et de fournir les formulaires justificatifs (attestation de l’impôt prélevé en Suisse, etc.). En résumé, bien gérée, votre sortie de 2e pilier ne devrait subir qu’une seule imposition effective, et en choisissant un canton comme Schwyz, vous vous assurez que cette imposition unique soit la plus légère possible.
La procédure est assez simple : dès que vous savez que vous allez quitter votre employeur ou le pays, ouvrez un compte de libre passage auprès d’une fondation à Schwyz (vous pouvez le faire en ligne ou par correspondance pour la plupart des institutions). Ensuite, demandez à votre caisse de pension actuelle ou à votre ancienne fondation de libre passage de transférer vos avoirs sur ce nouveau compte – cela implique de remplir un formulaire de transfert et de joindre une attestation du nouveau compte. Veillez à lancer ce transfert bien avant la date prévue du retrait final, car une fois le capital sorti et versé, il sera trop tard pour changer de canton. Après quelques semaines, vos fonds arriveront à Schwyz. Vous pourrez alors effectuer la demande de retrait en capital auprès de la fondation schwyzoise dès que les conditions seront remplies (départ validé, âge de la retraite atteint, etc.). La fondation calculera et retiendra directement l’impôt selon le barème de Schwyz, puis vous versera le solde net sur le compte bancaire de votre choix.
En conclusion, anticiper et choisir le canton de Schwyz pour le retrait de votre 2e pilier en 2025 peut vous faire économiser une somme considérable.
8 ans d’expérience dans le conseil financier en Suisse, spécialisé dans le 2e pilier et le libre passage. J’aide chaque client à faire les bons choix (fiscalité, investissement, retrait) pour sa retraite LPP, avec clarté, stratégie et impact.
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