Retrait du 2ᵉ pilier après 58 ans : nouvelles options et stratégies 2025

2ème pilier après 58 ans

SOMMAIRE :

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Retrait du 2ᵉ pilier après 58 ans : l’essentiel

  • Nouveau droit : depuis 2021, un salarié de 58 ans ou plus licencié peut rester dans sa caisse de pension au lieu de transférer son avoir.
  • Choix stratégique : maintien (couverture et rente), transfert (pas de cotisation), ou retrait (impôt immédiat).
  • Écarts fiscaux : selon le canton, l’impôt sur un retrait de 200 000 CHF varie de 3 % à 10 %, soit jusqu’à 14 000 CHF d’écart.
  • Optimisation : fractionnez votre capital, transférez-le vers un canton à faible taux et choisissez une fondation performante.
  • Audit personnalisé : chaque situation est unique ; faites analyser votre cas avant toute décision.

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Depuis une récente réforme de la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP), les salariés âgés d’au moins 58 ans qui quittent le monde du travail bénéficient de nouvelles possibilités pour leur 2ᵉ pilier. L’article 47a LPP leur permet désormais de maintenir leur assurance dans la caisse de pension au lieu de devoir transférer leurs avoirs sur un compte de libre passage. Cette évolution change profondément les stratégies de retraite : plutôt que de retirer tout son capital ou d’être contraint d’accepter des conditions désavantageuses, il devient possible de rester affilié et de conserver des prestations de risque. L’objectif de ce guide est d’expliquer ces nouvelles règles, de comparer les options (retrait ou maintien) et de fournir des conseils pour optimiser son 2ᵉ pilier après 58 ans.

Ce que prévoit l’article 47a LPP (loi révisée 2025)

L’article 47a, introduit en 2021 et renforcé en 2025, vise à protéger les personnes proches de la retraite. Lorsqu’un employé de 58 ans ou plus quitte l’assurance obligatoire — généralement à la suite d’un licenciement ou d’une restructuration — il peut rester assuré auprès de sa caisse de pension. La loi précise que :

  • le maintien est volontaire : l’assuré doit en faire la demande à sa caisse ;

  • la couverture de risques (invalidité, décès) continue comme si l’assuré travaillait, à condition de continuer à verser les cotisations ;

  • le maintien s’étend jusqu’à l’âge légal de la retraite (64 ans pour les femmes, 65 ans pour les hommes) ;

  • l’avoir de vieillesse reste dans la caisse et bénéficie du rendement et de la sécurité de l’institution, contrairement à un compte libre passage souvent peu rémunéré.

Cette disposition répond à une problématique fréquente : les personnes licenciées après 58 ans se retrouvaient auparavant avec un capital bloqué et parfois pénalisé fiscalement. Désormais, elles peuvent garder leur couverture et planifier leur retraite de manière plus sereine.

Vos droits après un licenciement à partir de 58 ans

Si vous êtes licencié ou si vous quittez volontairement votre emploi après 58 ans, vous disposez de trois options :

  1. Rester dans la caisse de pension : vous continuez à cotiser (employeur et salarié) jusqu’à la retraite. La cotisation salariale doit être financée par vous-même, car votre employeur ne verse plus la part patronale. En échange, vous conservez la couverture de risque et bénéficiez de la rente projetée.

  2. Transférer vos avoirs dans une institution de libre passage : l’avoir de vieillesse est placé sur un compte ou une police, avec une rémunération modeste mais sans obligation de cotiser. Cette solution est standard lorsque l’on change d’emploi ou que l’on quitte le monde du travail avant 58 ans.

  3. Retirer le capital : la loi autorise le retrait en capital, mais celui‑ci est soumis à un impôt spécial LPP progressif (voir section « Impact fiscal »). Retirer un montant important en une seule fois peut donc générer un taux d’imposition élevé.

La possibilité de maintien, récente, concerne uniquement les personnes qui quittent l’assurance obligatoire après 58 ans. Elle ne s’applique pas aux départs avant 58 ans ni aux indépendants.

Retrait ou maintien : comparaison des avantages et des inconvénients

Maintien dans la caisse de pension

  • Sécurité et rendement : l’avoir reste investi dans le collectif de la caisse et bénéficie d’un taux d’intérêt minimal. Les caisses affichent généralement un rendement plus élevé qu’un compte de libre passage.

  • Couverture de risque : la protection en cas d’invalidité ou de décès est maintenue, ce qui peut être crucial si vous n’êtes pas encore à la retraite.

  • Flexibilité : vous pourrez décider plus tard de retirer votre capital ou de le convertir en rente.

  • Coûts : vous devez financer vous‑même les cotisations (part salariale et patronale), ce qui peut peser sur votre budget.

Transfert sur un compte de libre passage

  • Pas de cotisation obligatoire : vos avoirs sont bloqués mais vous n’êtes plus tenu de cotiser. La rémunération varie selon les fondations, souvent autour de 0,5 % à 1 %.

  • Pas de couverture de risque : en cas de décès ou d’invalidité, l’avoir est versé sous forme de capital mais ne génère pas de rente complémentaire.

  • Retrait possible : vous pouvez retirer le capital lors du départ à l’étranger ou à la retraite, avec imposition préférentielle.

Retrait du capital

  • Liquidité immédiate : l’argent est disponible pour financer des projets (immobilier, remboursement de dettes, etc.).

  • Imposition immédiate : le capital est taxé à un taux réduit mais progressif. Dans certains cantons, l’impôt peut atteindre 8 % à 10 % sur un capital de 200 000 CHF, alors qu’il est d’environ 3 % à 4 % dans les cantons les plus favorables.

  • Absence de rente et de couverture : une fois le capital retiré, vous renoncez à la rente vieillesse et aux prestations de risque.

Impact fiscal selon le choix

Le choix entre maintien et retrait a une conséquence fiscale majeure :

  • Pas d’imposition tant que l’avoir reste dans la caisse : si vous restez assuré, vos cotisations continuent de bénéficier d’une déduction fiscale (dans la limite des règles LPP). L’avoir n’est taxé que lorsque vous le retirez.

  • Imposition en cas de retrait : le capital retiré est soumis à un impôt spécial, distinct de l’impôt sur le revenu. Les cantons appliquent des barèmes différents ; par exemple, un retrait de 200 000 CHF est taxé à environ 3 % – 4 % dans le canton de Schwyz et à 8 % – 10 % dans le canton de Genève. L’écart peut dépasser 10 000 CHF pour un même montant.

Il est donc crucial de choisir le canton où l’on fera son retrait (voir notre article comparatif sur les cantons) et d’envisager un transfert de compte avant l’échéance.

Stratégies d’optimisation après 58 ans

Pour maximiser vos avoirs et limiter l’imposition, voici trois stratégies :

  1. Fractionner le capital : ouvrez deux comptes de libre passage et retirez votre capital en deux étapes, étalées sur plusieurs années. Le barème progressif permet de réduire l’impôt global.

  2. Transférer dans un canton à faible imposition : avant de retirer votre capital, déplacez-le vers une fondation domiciliée dans un canton où le prélèvement à la source est faible (Schwyz, Zoug, Obwald, etc.).

  3. Utiliser un compte de libre passage performant : choisissez une fondation offrant un rendement supérieur à la moyenne (1 % ou plus) pour faire « dormir » votre capital entre 58 ans et la retraite.

Erreurs fréquentes à éviter

  1. Retirer précipitamment après un licenciement : beaucoup d’assurés ignorent le maintien volontaire et retirent immédiatement leur capital, perdant au passage leur couverture de risque et payant un impôt élevé.

  2. Oublier de transférer son compte : ne laissez pas vos avoirs dans une caisse appartenant à un canton fiscalement défavorable si vous prévoyez un retrait prochain.

  3. Négliger la complexité des conventions fiscales internationales : en cas de départ à l’étranger, renseignez‑vous sur l’accord de double imposition entre la Suisse et votre nouveau pays ; cela peut permettre de récupérer tout ou partie de l’impôt prélevé.

Comment planifier votre stratégie après 58 ans ?

Pour choisir la meilleure option, réalisez un audit personnalisé :

  • Analyse de votre situation : capital accumulé, âge, projet de vie, situation fiscale, canton de domicile ou de la fondation.

  • Simulation d’imposition : comparez l’impôt en cas de maintien (0 jusqu’au retrait), de transfert et de retrait. Tenez compte des taux cantonaux et du barème progressif.

  • Projection de revenus : calculez la rente potentielle en restant dans la caisse vs le revenu généré si vous retirez le capital et l’investissez ailleurs.

Un conseiller en prévoyance ou en fiscalité vous aidera à prendre une décision éclairée, car chaque cas est unique et dépend de nombreuses variables (revenu, fortune, plan de carrière, état de santé, pays de résidence, etc.).

FAQ :

Puis-je conserver ma caisse de pension après 58 ans ? 
Oui. Depuis la réforme LPP, les personnes licenciées ou quittant l’assurance obligatoire après 58 ans peuvent demander à rester affiliées à leur caisse jusqu’à la retraite et continuer à cotiser.

Est-ce que je peux continuer à cotiser après 58 ans ? 
Oui, mais vous devez financer vous‑même la part salariale et patronale. Les cotisations sont déductibles fiscalement, mais elles représentent un coût substantiel.

Est-il préférable de retirer ou de maintenir son 2ᵉ pilier ? 
Tout dépend de votre situation. Le maintien offre sécurité et couverture de risque mais exige des cotisations. Le retrait procure de la liquidité mais génère une imposition immédiate et vous prive de rente. Souvent, la solution optimale consiste à fractionner le capital et à choisir le canton de retrait judicieusement.

Le nouveau cadre légal permet aux assurés licenciés après 58 ans de conserver leur 2ᵉ pilier dans la caisse de pension plutôt que de le transférer d’office. Cette option garantit la continuité de la couverture en cas de décès ou d’invalidité, et offre un meilleur rendement qu’un compte de libre passage. Pour autant, chaque situation étant unique, il est indispensable de comparer les scénarios : retrait total avec taxation immédiate, maintien avec cotisations volontaires, ou fractionnement du capital pour lisser la pression fiscale. Le choix du canton et la planification des retraits peuvent faire économiser des milliers de francs. Afin de prendre une décision éclairée, faites-vous accompagner par un spécialiste pour réaliser un audit personnalisé et élaborer une stratégie de retraite sur mesure.

Fares – Expert 2e Pilier

Fares – Expert en prévoyance LPP et Libre Passage

8 ans d’expérience dans le conseil financier en Suisse, spécialisé dans le 2e pilier et le libre passage. J’aide chaque client à faire les bons choix (fiscalité, investissement, retrait) pour sa retraite LPP, avec clarté, stratégie et impact.

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